Vol. 12 No. 2 (2024): (Juin 2024)
Production Végétale et Environnement

Perceptions et stratégies d’adaptations des maraichers aux perturbations climatiques dans la ville de Kisangani, RD Congo

Francis KEMPAY OSINKIA Département de l’économie agricole, Institut Facultaire des sciences Agronomiques de Yangambi, République Démocratique du Congo
Gaston ENAMBUMBI BALUMISA
https://orcid.org/0000-0002-9590-3223 (non authentifié) Département de l’économie agricole, Institut Facultaire des sciences Agronomiques de Yangambi, République Démocratique du Congo
Jonas NGOY ILUNGA NIMUK Département de l’économie agricole, Institut Facultaire des sciences Agronomiques de Yangambi, République Démocratique du Congo
Merveille KAMARA BAHWERE Département de l’économie agricole, Institut Facultaire des sciences Agronomiques de Yangambi, République Démocratique du Congo

Publié 15-06-2024

Mots-clés

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Résumé

Cette étude a pour objectif global d’identifier les différentes stratégies d’adaptation des maraichers de la ville de Kisangani face aux changements climatiques. Nous avons analysé les perceptions des maraichers sur les effets des changements climatiques, répertorié les spéculations légumières cultivées dans la ville ainsi que relevé les raisons qui motivent les maraichers à les cultiver. Les enquêtes ont été effectuées dans la ville de Kisangani et les résultats de cette étude montrent que les maraichers ont perçu les effets du changement climatique au cours de ces cinq dernières années tels qu’une forte intensité de pluie (88,3%); un léger prolongement de la saison de pluie (8,3%) et autres effets selon 3,3% des enquêtés. Les résultats de cette étude ont aussi montré que les stratégies mises en œuvre par les maraichers pour faire face aux changements climatiques sont entre autres la modification des pratiques culturales (45%); l’introduction des nouvelles spéculations (40%); le changement des variétés (5%); l’association des cultures (6,7%) et autres (3,3%). Les spéculations légumières les plus cultivées sont la ciboulette (40%); l’amarante (33,3%); le céleri (21.7%) et la tomate (5%). Enfin, les raisons qui poussent les maraichers à pratiquer ces spéculations sont notamment la génération de profit après-vente (48,3%); le cycle court des cultures (21,7%); le rendement élevé (5%) et le faible besoin de la culture en main d’œuvre et produits phytosanitaires (3.3%), et autres (10%).

Mots clés: Perturbation climatique, perception, stratégies d’adaptation, maraichers, Kisangani

Références